La phrase du moment
Article 26.2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme :
L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
L'éducation est un droit fondamental ; Préservons le!
Nous représentons l'ensemble des parents d'élèves au conseil d'école, vos remarques et suggestions sont précieuses.
lundi 2 avril 2012
"La formation des enseignants, un fiasco", Laurent Jeanneau, Alternatives Economiques n° 311 - mars 2012
L'ambition de cette réforme était d'élever au niveau master le recrutement des professeurs. Mais il y avait aussi un agenda (à peine) caché : en supprimant l'année de stage des nouvelles recrues, cette réforme permettait de supprimer 9 567 emplois équivalent temps plein travaillés, l'année où elle était mise en oeuvre.
Lire la suite là : http://www.alternatives-economiques.fr/la-formation-des-enseignants--un-fiasco_fr_art_1139_58133.html
samedi 2 juillet 2011
Formation des enseignants
"Le rapport Grosperrin. ou comment en finir avec l’éducation nationale, de l’école à l’université", Communiqué de Sauvons l’Université ! 1er juillet 2011
vendredi 1er juillet 2011
Au printemps 2008, nous avions été quelques-uns - minoritaires - à pointer le danger, au vu des discours dominants des nouvelles équipes au pouvoir, d’une remise en cause des concours comme forme de recrutement la plus égalitaire et la plus républicaine. Nombre de nos interlocuteurs - collègues, syndicalistes, journalistes, « spécialistes » du monde éducatif - considéraient alors que c’était là une analyse par trop pessimiste et très exagérée, qu’on n’en était pas là et qu’il serait bien difficile à ceux qui nous gouvernent de remettre en cause un des piliers de l’éducation nationale.
Quand la mastérisation de la formation des enseignants a été lancée, nous fûmes un peu plus nombreux à souligner que mettre en concurrence un diplôme et un concours portait inexorablement à vider de tout contenu le premier et à rendre inutile l’existence même du second. Mais beaucoup rétorquèrent alors que la soi-disant augmentation du nombre d’années de formation était en soi une bonne chose. Cette position était nourrie par l’illusion d’une revalorisation générale des traitements des enseignants du primaire et du secondaire puisque – et il fallait être aveugle pour ne pas le comprendre – ce n’était pas le nombre d’années de formation qui augmentait mais bien le nombre d’années de formation non rétribuées, du fait de la suppression de l’année de stage suivant la réussite aux concours. En sus, il était clair que cette réforme allait entraîner immédiatement une faillite de la formation des nouveaux enseignants. Ce qui devait arriver arriva, et l’année 2010-2011 serait à marquer d’une pierre noire dans l’histoire de l’éducation nationale si les années à venir ne s’annonçaient pires.
Car c’est là qu’intervient la mission parlementaire dirigée par le député UMP Jacques Grosperrin qui vient de boucler son rapport. Sa conclusion est d’un cynisme impressionnant : la faillite de cette réforme ridicule de la formation des enseignants, désormais reconnue par ceux-là mêmes qui l’ont imposée brutalement et sans la moindre écoute des critiques fondées qui s’élevaient, est mise au service d’une étape de plus dans la destruction de l’éducation nationale.
En effet, dans un raisonnement où se mêlent absurdité et mauvaise foi – il « omet » sciemment la suppression de l’année de stage postérieure au concours qui « rapporte » à Bercy 16 000 postes par an –, il est affirmé que, puisque les nouveaux Masters mettent en danger la formation correcte des enseignants, il ne reste qu’à supprimer les concours de recrutement ! Au passage, il serait temps selon l’ineffable député UMP de saper toute formation disciplinaire, de concentrer la formation sur une « pédagogie » dont on ne nous dit pas ce qu’elle recouvre, de supprimer les logiques nationales de formation et de faire passer de l’État aux chefs d’établissement les prérogatives de recrutement.
Il ne s’agit pas là d’interprétations sujettes à débat ou de procès d’intention : on trouve très explicitement, parmi les propositions du rapport Grosperrin, qui sera présenté à la commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale le 6 juillet prochain, et qui a été diffusé le jeudi 30 juin dans une version provisoire, la suppression de l’agrégation externe (proposition 5) ainsi que plus généralement celle des concours de recrutement des enseignants (CAPES, CRPE…, proposition 20). Cette provocation – immanquablement pensée comme un chiffon rouge – ne doit pas masquer par ailleurs la nocivité et le potentiel destructeur des autres propositions. Certaines sont de nature à entraîner d’irrémédiables bouleversements structurels : localisme des recrutements d’enseignants accentuant l’effet « territoires défavorisés » sur une base contractuelle (proposition 13), caporalisation de la formation et des pratiques professionnelles (proposition 17), substitution de « compétences » à des diplômes (propositions 14 et 16), redéfinition de l’organisation de l’Ecole - avec une « école du socle » jusqu’au collège, un ensemble Bac -3 / Bac +3 qui absorbe la licence, et une université ancrée dans la recherche commençant au Master (propositions 5, 11, 19).
Ce rapport est une agression inouïe et d’une gravité extrême contre les fondements même de l’école républicaine et contre l’éducation nationale. Dans un contexte de mise en concurrence généralisée des universités délivrant les diplômes de master enseignement, la fin des concours nationaux au profit d’un recrutement d’enseignants par « des autorités académiques ou des établissements sur la base d’un entretien professionnel », marquerait de fait la fin de l’éducation nationale. On peut comprendre que, par principe, les députés du Parti socialiste aient refusé de voter un texte qui leur avait été soumis très tardivement mais on s’étonnera quand même que la simple lecture rapide des 20 propositions finales n’ait pas suffi à justifier un vote contre sans ambiguïté. On ne peut qu’attendre de tout acteur politique prétendant être de gauche ou avoir l’ambition de défendre la République qu’il s’exprime et s’oppose point par point à de telles propositions.
Détruire l’éducation nationale c’est liquider le pacte républicain, il est atterrant de devoir le rappeler.
Sauvons l’Université ! 1er juillet 2011
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article4825
lundi 20 décembre 2010
mercredi 6 octobre 2010
Emission à écouter sur France Inter
Quand réforme devient synonyme de régression...
Cliquez sur le lien suivant :
France inter : "Le zoom de la rédaction, la galère des profs stagiaires"
jeudi 2 septembre 2010
La colère des inspecteurs de l'éducation nationale
Luc Chatel, à force de répéter 'aie confiance', peut postuler à un rôle dans le prochain filmLe Livre pédagogique de la jungle", assène ironiquement, lundi 30 août, Patrick Roumagnac, secrétaire général du SIEN-UNSA, syndicat qui regroupe 1 000 des 1 800 inspecteurs de l'éducation nationale (IEN) de l'enseignement primaire et de l'enseignement professionnel. Le responsable syndical déplore les propos lénifiants du ministère. "Les inspecteurs constituent l'interface entre le ministère et le terrain. Il leur est demandé d'éviter les vagues et de faire passer le message que tout va bien. Ce n'est pas le cas. Au contraire, le mécontentement et l'incertitude sont très grands dans les établissements scolaires."
Patrick Roumagnac constate que la réforme du lycée, présentée comme entrant en acte en classe de seconde à la rentrée, est en fait un chantier qui ne se mettra en place que progressivement : "Il est faux, par exemple, de penser que l'enseignement des langues va s'effectuer par groupes de compétence par l'effet d'un simple claquement des doigts ministériel. Nombre d'enseignants n'y sont pas prêts."
CRISE DE CONFIANCE
Il relève également la réticence des professeurs expérimentés à servir de tuteurs aux professeurs débutants comme le prévoit la réforme de leur formation : "La chasse aux tuteurs a été difficile. Seuls ont cédé aux chasseurs ceux qui ne pouvaient refuser, soit les enseignants nouvellement arrivés dans le métier. La rentrée s'effectuera peut-être de façon indolore puisque les inspecteurs ont mobilisé leurs forces dans le soutien à ces néo-professeurs. Mais ils l'ont fait au détriment de leurs autres tâches, notamment les actions de formation continue. A terme, les conséquences pourraient se révéler calamiteuses."
Le syndicaliste relève une crise de confiance chez les enseignants : "Il ne s'agit pas d'un simple conflit sur un point précis. Cela, on sait le gérer. Le mal est beaucoup plus profond. Les enseignants n'ont plus le moral face à un ministère qui donne l'impression de naviguer au coup par coup, sans que l'on saisisse la ligne de force de sa politique éducative."
jeudi 13 mai 2010
jeudi 11 février 2010
Réforme de la formation des enseignants : l'école en danger



